Vos réactions, commentaires

Avec les développements technologiques et surtout l'apparition de l'outil informatique : ordinateur,  internet,  blog, wifi,  rss etc. et / où l'écriture devient publique libre de toute créativité.
Qu'en restera-t-il du rôle de l'écrivain classique ?
Actionnez le lien (phrase soulignée et bleue) et une autre fenêtre s'ouvrira pour y déposer vos impressions, vos remarques etc.
Dimanche 18 mai 2008









U
ne lettre déchirée

Neutre, cette décision
Elle la prend pour ma protection.


L
as, de me point dire

Eternelle dans ton silence,
Tiraillée entre non-dits,
Terasse mes paroles.
Retranchée dans tes vérités
Elle édite souvent cette opération.


D
édicaces aux chants : se taire

Edifices de faussetés,
Caractères non échangés,
Herbage de trahison,
Irradie tes enfants,
Reste avec tes précautions.
Erige ce manque de confiance,
Elle, mère d'une méfiance certaine.


©
Véronique Dubois





par Véronique Dubois publié dans : Poèmes libres communauté : Les lectures de Florinette
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Samedi 17 mai 2008

Image : © J. de Crem 1989


S
ilhouette longue

Taille telle une perle
Élégance fournie
Phase avec douceur
Hâle au frêle passage
Aimable et assez sage
Naturelle sans ambages
Ivre de mets suaves
Écoutez son talent.

© Véronique Dubois


Image : © J. de Crem 1989

par Véronique Dubois publié dans : ARTISTES DESIGNERS communauté : L'âme du poète
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Vendredi 16 mai 2008


Premier contact avec internet, ce matin,

Apercu d'une pharse magique dans ma liste,

Soudain, je distingue un mail, chouette : un commentaire.


Décidément mon univers commence à interagir.

Editeur de message, agrémente mes connaissances.


Sourire aux lèvres, je lis cette réaction.

Tract,  panique à bord pas de statistique,

Absurde,  deux commentaires sur la journée d'hier.

Tour au forum et à la foire aux questions, nous trouvons à plusieurs dans ce piège.


Je vous souhaite beaucoup de courage pour trouver et instaurer toutes nos données.


© Véronique Dubois.

 

par Véronique Dubois publié dans : Poèmes libres communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 15 mai 2008


Gagnez du terrain, édifices surprenants

Éclosent de mes mains, de mes plans.

Ornés de tant de bravoures, tant de labeurs

Force de constater, mes mille talents

Foisonnent libres par quelques temps.

Rigoureux et consciencieux, je vous construis

Ouvrages, antennes et appartements

Yourtes, seulement, si vous me le demandiez.

 

© Véronique Dubois

 

par Véronique Dubois publié dans : Poèmes libres communauté : L'âme du poète
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Jeudi 15 mai 2008

LE CHENE ET LE ROSEAU


Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

La Fontaine



Genre du morceau : C'est une narration - récit d'un fait avec ses principales circonstances. Ce morceau narration fabuleuse, l'auteur fait agir et parler des êtres inanimés afin de dégager une leçon de morale.

But de l'auteur : Il a voulu nous montrer qu'il faut dans la vie se contenter d'un sort modeste et que l'orgueilleux est souvent puni.



PLAN


EXPOSITION     Personnages                  Le chêne
                                                         Le roseau

                       Discours du chêne         Faiblesse du roseau
                                                          Force du chêne
                                                          Offre de protection
NOEUD                                                Humide séjour du roseau
DIALOGUE        Discours du roseau         Remerciement ironique
                                                          Modeste confiance en l'avenir
                                                          Prédiction sur le sort du chêne
DENOUEMENT   Effort de la tempête   
                        Lutte
                        Chute du chêne.

Symbole de la fable

Dans le chêne altier, nous reconnaissons les personnes orgueilleuses, hautaines, qui se croient plus que les autres et les méprisent, le faible roseau au contraire nous représente les personnes simples, douces et humbles, modestes, qui se confient dans l'avenir. Et la triste aventure du chêne nous rappelle l'orgueilleux Pharisien et cette parole de l'Ecriture Sainte "Celui qui s'élèvera sera abaissé et celui qui s'abaisse sera élevé"

La couverture du cahier !!!




                                          


 
par Véronique Dubois publié dans : ARTISTES DESIGNERS communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 14 mai 2008
 







Jean Campion


C
urieuses, au gré de vos beaux chemins,

Amicalement sereins, les découvertes
Multicolores se dessinent au delà des refrains.
Permettez-moi de scruter vos passions
Idéalement posées au creux d'une vie.
Ondes d'émotions, elles se percutent
Néanmoins, aux creux et au gré de nos envies.


J
ade de poésie.

Emeraude en vers.
Agate de sens.
Nacre de rimes.



©
Véronique Dubois




par Véronique Dubois publié dans : ARTISTES DESIGNERS communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mardi 13 mai 2008

Ma lecture du moment se nomme
Les corrections de Jonathan Franzen



Le style me donne des envies de corrections,
Élude la question, le temps d'une traduction.
Sereine, comprends la complexité d'une autre langue.

Courage, le chemin des sept pages, se tarit d'éloges
Orages et conflits dans toutes meutes persisteront.
Reste attentive de ne pas mener en dérision
Rixes et structures mentales en perdition.
Erosion de toutes les questions véritables,
Commérages et tentations se perdent en toutes impunités.
Territoire d'hommes et de femmes en paix
Imagine, chaque nombril s'amplifie par omission.
Outres les petits mensonges et grandes faiblesses
N'émeuvent pas les devoirs de sincérités et vérités.
Salades de mensonges et hypocrises garnissent les tables en famille.

©
Véronique Dubois





par Véronique Dubois publié dans : INSPIRATION SUIVRA... communauté : Litterature
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Mardi 13 mai 2008


Les fleurs

Ô terre, vil monceau de boue
Où germent d’épineuses fleurs,
Rendons grâce à Dieu, qui secoue
Sur ton sein ses fraîches couleurs !

Sans ces urnes où goutte à goutte
Le ciel rend la force à nos pas,
Tout serait désert, et la route
Au ciel ne s’achèverait pas.

Nous dirions: — À quoi bon poursuivre
Ce sentier qui mène au cercueil ?
Puisqu’on se lasse en vain à vivre,
Mieux vaut s’arrêter sur le seuil. —

Mais pour nous cacher les distances,
Sur le chemin de nos douleurs
Tu sèmes le sol d’espérances,
Comme on borde un linceul de fleurs !

Et toi, mon cœur, cœur triste et tendre,
Où chantaient de si fraîches voix;
Toi qui n’es plus qu’un bloc de cendre
Couvert de charbons noirs et froids,

Ah ! laisse refleurir encore
Ces lueurs d’arrière-saison !
Le soir d’été qui s’évapore
Laisse une pourpre à l’horizon.

Oui, meurs en brûlant, ô mon âme,
Sur ton bûcher d’illusions,
Comme l’astre éteignant sa flamme
S’ensevelit dans ses rayons !

 

 

 


par Véronique Dubois publié dans : Poèmes libres communauté : Litterature
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Mardi 13 mai 2008

Le lac




Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !




par Véronique Dubois publié dans : ARTISTES DESIGNERS communauté : L'âme du poète
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Lundi 12 mai 2008

Exergues, j'inscris le mot sur l'espace rectangulaire de cette toile immense.Le plaisir de repérer  un mot , une richesse. L'exploitation de l'univers de la langue française demande du temps, de la patience et surtout de l'humilité face à sa richesse.
Exergues, le mot du jour, espace qui peut recevoir une inscription en numismatique (science des médailles et monnaies). Par extension le mot désigne l'inscription elle-même au delà de l'espace.
J'apprécie ce mot, il vagabonde dans mon esprit, rejoint d'autres images, d'autres réalités.
Je fouille encore un peu plus dans la toile,  je laisse mon imagination se cristalliser, s'agglomérer pour l'obtention de plusieurs idées, chemins pour accéder sur une et une seule suite logique. Cette concrétisation permet d'ouvrir d'autres univers. La lecture de plusieurs articles m'amène à d'autres découvertes, d'autres récits, d'autres nouvelles et certaines vérités. Je n'aurai pas assez de ma vie devant l'immensité du Savoir. Je me sens de plus en plus petite, plus humble face à tous les génies, les puits de sciences, ses hommes et femmes de lettres. Je vous livre quelques liens de mon étape du jour :

www.pauselecture.net

www.exegue.com



www.larenaissancedulivre




Poème libre : Exergue

Équilibre se savoure étouffé.
X  voudrait me conseiller, me guider.
Érudition certaine sous cape,
Rèche et indélicat tout autour,
Guide moi vers les retours
Usurpés dans les pas-dits.
Étiquette Bonheur se rétrécit.





par Véronique Dubois publié dans : Poèmes libres communauté : Sur l'étagère de mon mur
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