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Mardi 13 janvier 2009
Ne nettoyez pas le cagibi ! - Les comptes à conter - Véronique Dubois

J'ai un conseil à vous donner : "Ne nettoyez pas le cagibi et épargnez vous du triste sort de Josiane". Vous vous en doutez, vous ? Tenez, écoutez ce qui suit.


Un jour de mai, quatre heures de l'après midi, Josiane descend du bus, baladeur aux oreilles, écoutant et chantant avec Alain Chanfort "Rendez-vous au Paradis". Ce paradis, pour Josiane, ce ne sera qu'un décor. La voilà dans un paysage bucolique, orné d'arbres de toutes espèces et quelques villas parsemées ici et là, en avance d'une petite heure, son contrat dans son sac, elle espère - pour tout bonheur de la journée - un travail ! Josiane découvre une bâtisse austère et structurée. Quoi de plus normal pour un bureau d'architecture célèbre ! Quelle belle façade mais son côté jardin et son cagibi, ça c'est une autre histoire. Après vingt minutes de marche autour de cette entreprise, elle est prête à mettre à disposition tous ses atouts, son expérience et son énergie.


Réception dans le bureau de la secrétaire de direction, Madame Duchemain, dame à allure autoritaire et juste, petits compliments de bienvenue sont emballés avec politesse et retenue. Josiane ressent que cette femme est humaine, honnête et d'une bonté angélique. Bon fond, elle ne causerait du tort à personne, même pas à une mouche. Le travail de Josiane certes pour l'instant statut intérimaire sera majoré d'un contrat mi-temps à durée indéterminée. Vient Cocchitta, la personne que Josiane vient remplacer, ce n'est pas cette Cocchitta dont on chante les vertus mais celle qui rend un trousseau de clés pour son dernier jour, l'âme en peine, sourire factice. Elle regarde Josiane avec une indifférence à la limite du dédain et lui dit sur un air de bonhomie enrobé d'une gentillesse et contraire au non dit. « Je dois quitter cette place à regret : tout le monde est sympa ... L'ambiance de travail est bonne». Josiane est perplexe, la parole de son interlocutrice ne reflète pas la vérité encore moins la réalité. A ce moment précis, Josiane n'a pas le temps pour comprendre les traits de la psychologie humaine. Le devoir, elle se préoccupe avec dynamisme des tâches futures.


Carine entre en scène. Savez vous de quelle femme je veux parler ? De celle qui cache des gros bâtons et des crapuleries derrière leurs grands sourires. Avec des allures d'institutrice, la nouvelle maîtresse Carine avec ses airs de patronne donne des ordres et explique ses attentes. D'un pas décidé, dans les dédales de cette immense bâtisse, elle emmène Josiane dans la pièce où tout le personnel peut déposer sac, baladeur, téléphone portable et affaires personnelles dans une armoire fermée avec un cadenas. Josiane enfile son tablier vert pomme à rayures orné d'une poche kangourou. Munies d'un caddie à seaux, torchons, produits d'entretien, sachets poubelle, les deux femmes démarrent le périple du nettoyage général. Un coup de tornade blanche, propreté après leurs passages, rendez-vous au paradis, un relent de chanson ponctue les mouvements de Josiane. Sa nouvelle camarade lui explique avec détermination et autorité le travail à réaliser, les horaires de la maison, les dispositions géographiques dans ce labyrinthe de bureaux. Cette femme aux allures sportives encore fraîche dégage une sorte d'intelligence. Ces recommandations sont claires et franches. Et la première journée de Josiane s'achève dans la fatigue. Carine l'honore de sa voiture pour la déposer à un endroit où les bus sont plus accessibles. Gentillesse, gentillesse, décidément cette collègue mérite le détour.


La deuxième journée de travail se pointe, calcul avec les horaires, stratégies déployées pour ne pas arriver en retard, périples avec le bus, balade dans les sous-bois avant l'heure fatidique. Les deux femmes se retrouvent à nouveau dans ce vestiaire. Des armoires en métal alignées en carré forme un petit cagibi dans cette immense pièce. Cette disposition permet de préserver l'intimité pour revêtir tous les costumes, de ville et de travail. Cette soirée là, Josiane s'applique à refaire les gestes qui sauvent ce sol des saletés. De temps en temps, la nouvelle collègue vient examiner la qualité de son travail et redéfinit les tâches. Dans les bureaux alignés dans un sens strict, quelques architectes travaillent encore. L'espace à nettoyer parsemé de rouleaux de plans, de bureaux empilés à la queue leu leu demande beaucoup de déplacements. Carine swingue avec son balai à mouchetons ou la raclette dans la partie droite de la salle et Josiane fait du rock and roll avec les mêmes instruments dans l'autre partie. Les deux fées du nettoyage se sont regroupées pour astiquer les lieux d'aisance. Josiane mouille son tablier dans tous les sens du terme. Carine insiste sur la méthode de travail et la bonne application de celle-ci. Une demi heure avant la pause, Carine donne l'ordre à Josiane d'aller nettoyer seule la cuisine équipée tout près de l'entrée principale et des bureaux de la direction. Sur les lieux, ses cinq premières minutes, Josiane ouvre toutes les armoires et réfléchit pour ne pas faire deux fois le même mouvement et augmenter son efficacité. Munie d'un seau, elle assume le rôle de "fée du logis", vide les poubelles, la jaune, la bleue, les papiers. Elle range la vaisselle dans le lave-vaisselle, range les tasses, assiettes propres dans les armoires, nettoie l'évier en inox. Un peu de jugeote, un peu de technicité, Josiane le frotte comme si c'était chez elle. Après cette bataille contre la saleté et la satisfaction du travail bien fait, elle s'offre à raison une pause petit biscuit et boisson. Josiane trempée de sueur, d'un pas décidé se repère et arrive, non sans difficulté, deux étages plus bas dans le vestiaire. Elle s'annonce avec le bruit des pas et puis entend la voix de Carine :


- Ne viens pas ici, c'est pas l'heure.


Josiane tape sur son portable comme sur une montre pour remonter le mécanisme, relit l'heure affichée et tenaillée par la soif et la faim décide d'outrepasser l'ordre. Quelle ne fut pas sa surprise de voir débouler un surfeur très grand, bouclé, beau garçon. Cet homme prend la direction de la sortie, un peu empressé, un peu gêné, il marmonne entre les dents un bonsoir de confusion à Josiane. Carine d'un mouvement des deux mains, repasse son tablier, remet de l'ordre dans sa chevelure. Josiane préoccupée de mettre la main sur la clé du cadenas, confuse d'avoir perturbé leurs habitudes, ouvre son armoire. La bouteille d'eau et sa petite galette enrobée de granulées de sucre la soulage. Carine lui fait la remarque


- Quand je dis il faut pas entrer, il faut pas entrer !


Josiane se tient un discours à l'intérieur « Je viens de me taper deux heures de travail harassant, j'ai soif et j'ai faim. Et puis pourquoi insiste-t-elle pour que je ne sois pas à cet endroit ? Et puis, j'ai droit à une pause. ». « Désolée » dit Josiane à haute voix. Carine sort de la pièce comme une furie. L'ambiance entre les deux femmes après la pause devient plus tendue. Carine sort des remarques, des injonctions plus amères et plus fermes. La soirée de travail s'achève. Carine ne sait pas ramener sa collègue aujourd'hui, ce n'est pas son chemin. Josiane équipée de son walkman, rendez-vous au paradis, attend trois quarts heure son bus. Le lendemain, l'agence d'intérim annonce à Josiane, une mauvaise nouvelle. Avec délicatesse, l'employée lui annonce que Carine s'est plaint de la mauvaise qualité de son travail. Josiane réceptionne la décision et prend l'initiative de se rendre directement à l'agence pour expliquer son point de vue, dire la vraie raison de cette brutale rupture de ce contrat précaire. Mais sa démarche semble vaine : dans le monde du travail et les agences d'intérims, les patrons sont rois... Josiane a découvert le deuxième jour de son travail que sa collègue entretient une liaison extra-conjugale avec un architecte ou un employé. Pauvre Josiane, elle ne pouvait pas savoir que le zèle au travail n'est pas l'essentiel, par expérience, elle comprend que Tahiti se cache parfois dans le cagibi ....


Véronique Dubois

Ne nettoyez pas le cagibi ! - Les comptes à conter - Véronique Dubois


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Jeudi 3 avril 2008
Par vdubois - Publié dans : Les comptes de Josiane - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Jeudi 3 avril 2008

 


La mer de Paul


Sous les dunes, la mer écume ses vagues, au loin un bateau, un vieux bateau, un bateau à voile, un voilier. Un petit garçon, un seau à la main, tôt le matin est sur cette plage déserte. Il voit ce navire sortir des vagues et du temps. Ses voiles transparentes, la coque longue, en bois, un bois très très blanc. Le petit Paul au visage un peu basané par ce soleil torride de la Mer du Nord. Oui, cette année, le soleil, un bonne température durant tout ce mois de juillet, une canicule comparable aux pays méditaréniens, les thermomètres affichent les 25 degrés. Pas une seule goutte ne s'est déversée sur le sable ou dans la mer. Ce petit garçon tout blond se trouve seul sur cette plage, les adultes sont hors de portée. Ces adultes, quand ils parlent de la chaleur, ils évoquent la pluie. Et quand il pleut, ces mêmes personnes râlent : le soleil ne se pointe pas assez à l'horizon !

 

Paul scrute l'horizon, ce grand voilier avec ses trois mats, ses grandes voiles. Paul lit tout sur les bateaux, la voile.Il sait que ce vaisseau date du 17 ou 18 siècle. Majestueux, il traverse les vagues avec lenteur. Paul dépose son seau sur le sable chaud. Il enlève sa petite blouse bleu claire et la met sur la tête noué au 4 coins. Il ressemble maintenant à un corsaire, il court dans le sable pour rejoindre les dernières vagues. Elles se déposent sur la côte encore humide. Il enlève ses petites sandales en plastique. Il préfère marcher pieds nus, sur le seul endroit possible sans avoir la sensation de brûlure. Il ne quitte pas le navire des yeux durant tout son parcours. Au fur à mesure qu'il avance dans l'eau, le vaisseau disparaît. Il revient en arrière, il s'assied dans l'eau basse. Une voix de femme arrive à son hauteur, elle hèle à plusieurs reprises son prénom.

 

- Alors Paul, que fais tu dehors, tu vas attraper un coup de soleil, tu n'as pas fini de déjeuner.

 

- Paul, retournes à l'appartement et alors tu m'écoutes.

 

 Rêveur, songeur, Paul ne réponds pas, d'abord un coup de soleil ne s'attrape pas comme une grippe d'ailleurs. Attraper un vaisseau du regard, une aventure prolonge son regard. Ce vaisseau, un vaisseau fantôme, serait il possible d'attraper ce navire ? Le plaisir s'amplifie d'autant plus pour ce vaisseau fantôme.

 

- Alors Paul....

 

Josiane l'attrape par le bras, à hauteur du biceps, le soulève vers le ciel. La réalité se redresse tout à coup. Paul grimace, une douleur survient sur son bras.

 

- Et doucement dit Paul.

 

Josiane lui enlève sa chemise de sa tête, dénoue les noeuds et lui enfile sur son petit corps tout chaud, tout fragile.

 

- Mais qu'est qui te prend de te balader, torse nu, par cette chaleur pareille.

 

Josiane le prend énergiquement par la main, le force à marcher vers l'appartement, sur ce sable brûlant. Elle recherche les sandales de son fils et son petit seau. La tête en arrière, Paul se laisse entraîner par la main ferme de sa mère, il regarde l'horizon, l'endroit exact de sa dernière vision de ce bateau. Le point d'horizon devient lui aussi de plus en plus fantôme.

 

La dureté du monde d'adulte !!!!

 

 

© Véronique DUBOIS

Par Véronique Dubois - Publié dans : Les comptes de Josiane - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mardi 18 mars 2008
 



J'ai un conseil à vous donner : "Ne nettoyez pas le cagibi et épargnez vous du triste sort de Josiane". Vous vous en doutez, vous ? Tenez, écoutez ce qui suit.


Un jour de mai, quatre heures de l'après midi, Josiane descend du bus, baladeur aux oreilles, écoutant et chantant avec Alain Chanfort "Rendez-vous au Paradis". Ce paradis, pour Josiane, ce ne sera qu'un décor. La voilà dans un paysage bucolique, orné d'arbres de toutes espèces et quelques villas parsemées ici et là, en avance d'une petite heure, son contrat dans son sac, elle espère - pour tout bonheur de la journée - un travail ! Josiane découvre une bâtisse austère et structurée. Quoi de plus normal pour un bureau d'architecture célèbre ! Quelle belle façade mais son côté jardin et son cagibi, ça c'est une autre histoire. Après vingt minutes de marche autour de cette entreprise, elle est prête à mettre à disposition tous ses atouts, son expérience et son énergie.


Réception dans le bureau de la secrétaire de direction, Madame Duchemain, dame à allure autoritaire et juste, petits compliments de bienvenue sont emballés avec politesse et retenue. Josiane ressent que cette femme est humaine, honnête et d'une bonté angélique. Bon fond, elle ne causerait du tort à personne, même pas à une mouche. Le travail de Josiane certes pour l'instant statut intérimaire sera majoré d'un contrat mi-temps à durée indéterminée. Vient Cocchitta, la personne que Josiane vient remplacer, ce n'est pas cette Cocchitta dont on chante les vertus mais celle qui rend un trousseau de clés pour son dernier jour, l'âme en peine, sourire factice. Elle regarde Josiane avec une indifférence à la limite du dédain et lui dit sur un air de bonhomie enrobé d'une gentillesse et contraire au non dit. « Je dois quitter cette place à regret : tout le monde est sympa ... L'ambiance de travail est bonne». Josiane est perplexe, la parole de son interlocutrice ne reflète pas la vérité encore moins la réalité. A ce moment précis, Josiane n'a pas le temps pour comprendre les traits de la psychologie humaine. Le devoir, elle se préoccupe avec dynamisme des tâches futures.


Carine entre en scène. Savez vous de quelle femme je veux parler ? De celle qui cache des gros bâtons et des crapuleries derrière leurs grands sourires. Avec des allures d'institutrice, la nouvelle maîtresse Carine avec ses airs de patronne donne des ordres et explique ses attentes. D'un pas décidé, dans les dédales de cette immense bâtisse, elle emmène Josiane dans la pièce où tout le personnel peut déposer sac, baladeur, téléphone portable et affaires personnelles dans une armoire fermée avec un cadenas. Josiane enfile son tablier vert pomme à rayures orné d'une poche kangourou. Munies d'un caddie à seaux, torchons, produits d'entretien, sachets poubelle, les deux femmes démarrent le périple du nettoyage général. Un coup de tornade blanche, propreté après leurs passages, rendez-vous au paradis, un relent de chanson ponctue les mouvements de Josiane. Sa nouvelle camarade lui explique avec détermination et autorité le travail à réaliser, les horaires de la maison, les dispositions géographiques dans ce labyrinthe de bureaux. Cette femme aux allures sportives encore fraîche dégage une sorte d'intelligence. Ces recommandations sont claires et franches. Et la première journée de Josiane s'achève dans la fatigue. Carine l'honore de sa voiture pour la déposer à un endroit où les bus sont plus accessibles. Gentillesse, gentillesse, décidément cette collègue mérite le détour.


La deuxième journée de travail se pointe, calcul avec les horaires, stratégies déployées pour ne pas arriver en retard, périples avec le bus, balade dans les sous-bois avant l'heure fatidique. Les deux femmes se retrouvent à nouveau dans ce vestiaire. Des armoires en métal alignées en carré forme un petit cagibi dans cette immense pièce. Cette disposition permet de préserver l'intimité pour revêtir tous les costumes, de ville et de travail. Cette soirée là, Josiane s'applique à refaire les gestes qui sauvent ce sol des saletés. De temps en temps, la nouvelle collègue vient examiner la qualité de son travail et redéfinit les tâches. Dans les bureaux alignés dans un sens strict, quelques architectes travaillent encore. L'espace à nettoyer parsemé de rouleaux de plans, de bureaux empilés à la queue leu leu demande beaucoup de déplacements. Carine swingue avec son balai à mouchetons ou la raclette dans la partie droite de la salle et Josiane fait du rock and roll avec les mêmes instruments dans l'autre partie. Les deux fées du nettoyage se sont regroupées pour astiquer les lieux d'aisance. Josiane mouille son tablier dans tous les sens du terme. Carine insiste sur la méthode de travail et la bonne application de celle-ci. Une demi heure avant la pause, Carine donne l'ordre à Josiane d'aller nettoyer seule la cuisine équipée tout près de l'entrée principale et des bureaux de la direction. Sur les lieux, ses cinq premières minutes, Josiane ouvre toutes les armoires et réfléchit pour ne pas faire deux fois le même mouvement et augmenter son efficacité. Munie d'un seau, elle assume le rôle de "fée du logis", vide les poubelles, la jaune, la bleue, les papiers. Elle range la vaisselle dans le lave-vaisselle, range les tasses, assiettes propres dans les armoires, nettoie l'évier en inox. Un peu de jugeote, un peu de technicité, Josiane le frotte comme si c'était chez elle. Après cette bataille contre la saleté et la satisfaction du travail bien fait, elle s'offre à raison une pause petit biscuit et boisson. Josiane trempée de sueur, d'un pas décidé se repère et arrive, non sans difficulté, deux étages plus bas dans le vestiaire. Elle s'annonce avec le bruit des pas et puis entend la voix de Carine :

- Ne viens pas ici, c'est pas l'heure.

Josiane tape sur son portable comme sur une montre pour remonter le mécanisme, relit l'heure affichée et tenaillée par la soif et la faim décide d'outrepasser l'ordre. Quelle ne fut pas sa surprise de voir débouler un surfeur très grand, bouclé, beau garçon. Cet homme prend la direction de la sortie, un peu empressé, un peu gêné, il marmonne entre les dents un bonsoir de confusion à Josiane. Carine d'un mouvement des deux mains, repasse son tablier, remet de l'ordre dans sa chevelure. Josiane préoccupée de mettre la main sur la clé du cadenas, confuse d'avoir perturbé leurs habitudes, ouvre son armoire. La bouteille d'eau et sa petite galette enrobée de granulées de sucre la soulage. Carine lui fait la remarque

- Quand je dis il faut pas entrer, il faut pas entrer !

Josiane se tient un discours à l'intérieur « Je viens de me taper deux heures de travail harassant, j'ai soif et j'ai faim. Et puis pourquoi insiste-t-elle pour que je ne sois pas à cet endroit ? Et puis, j'ai droit à une pause. ». « Désolée » dit Josiane à haute voix. Carine sort de la pièce comme une furie. L'ambiance entre les deux femmes après la pause devient plus tendue. Carine sort des remarques, des injonctions plus amères et plus fermes. La soirée de travail s'achève. Carine ne sait pas ramener sa collègue aujourd'hui, ce n'est pas son chemin. Josiane équipée de son walkman, rendez-vous au paradis, attend trois quarts heure son bus. Le lendemain, l'agence d'intérim annonce à Josiane, une mauvaise nouvelle. Avec délicatesse, l'employée lui annonce que Carine s'est plaint de la mauvaise qualité de son travail. Josiane réceptionne la décision et prend l'initiative de se rendre directement à l'agence pour expliquer son point de vue, dire la vraie raison de cette brutale rupture de ce contrat précaire. Mais sa démarche semble vaine : dans le monde du travail et les agences d'intérims, les patrons sont rois... Josiane a découvert le deuxième jour de son travail que sa collègue entretient une liaison extra-conjugale avec un architecte ou un employé. Pauvre Josiane, elle ne pouvait pas savoir que le zèle au travail n'est pas l'essentiel, par expérience, elle comprend que Tahiti se cache parfois dans le cagibi ....

Par Véronique Dubois - Publié dans : Les comptes de Josiane - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Mardi 19 février 2008

 



D’abord, il y a l’emballage, celui qui cerne une personnalité, celui qui attire quelques instants furtifs les regards, ces yeux noisettes en forme d'amandes détecte chaque mouvement, chaque changement d'iris, chaque geste. Tel un félin, il se positionne devant son public. Il impose son règlement d'ordre extérieur à tout son personnel. Sa fonction s'applique à un grand chef d'un service d'appels, un call center en anglais, dans un établissement commercial. Quatre employées commencent leur ballet de venue dans ce centre d'appels. Seul homme parmi quelques femmes, il déploie tant de ruses pour que ces opératrices augmentent les index de vente à la hausse. Une des employées ouvre le frigo pour y déposer son dîner et constate que la couleur des étagères blanches brillantes prennent le ton d'un gris profond. Plus aucune bouteille orne la porte. Après quelques gestes matinales, un café expresso cherché au dernier étage, petit croissant émietté, le chef s'avance devant un panneau blanc, non loin de l'espace réfectoire. Il colle à l'aide d'aimant ce petit bout de papier couleur menthe. Sous le regard médusés de ses employées, il affiche la liste des pratiques autorisées depuis ce jour, un lundi, dans l'entreprise pour une meilleur éthique. L'utilisation de tous les appareils électriques sera réglementée. Cette décision descend quelques étages ou quelques stries du personnel. La cassure avec une pratique quotidienne, l'emploi des appareils qui consomment du pétrole directement et ou indirectement sera sanctionné par une diminution de salaire. Les avantages dédiés au personnel perd un peu de sa virginité. La lecture de cette note a débuté furtivement et ce suite à l'ordre de monsieur au salaire et avec des responsabilités plus élevées.


- Le conseil d'administration, la direction et le chef du personnel demande par un souci écologique de ne plus utiliser tous les appareils électriques qui se trouvent dans l'espace réfectoire à tous les étages. Et une vague de signatures atteste cette notice.

Et un attroupement de femmes s'impose devant la cafetière électrique qui ne peut plus fonctionner allègrement. Christiane, celle qui arrive toujours en dernière minute, ne comprend pas la fébrilité pesante dans l'espace travail. Elle s'engage directement à son poste, essaye d'ouvrir son instrument de travail. Liliane, mère de trois enfants, divorcée, lance la phrase du jour :

- "Si je comprends bien la nouvelle consigne, monsieur, il nous est interdit d'allumer notre ordinateur pour voir défiler toutes les personnes que nous devons appeler et surtout pour l'éthique".

Josiane, la femme d'ouvrage, elle a déjà fini son travail de la matinée se mêle au groupe dans l'agitation de personnes mécontentes de cette pratique. Elle prend note de tous arguments qui fusent. Le grand chef essaye de maîtriser ce groupe de femmes révolutionnaires. Il est étonné par cet excès de revendication syndicale. L'autre face du médaillon, ce personnel si docile à ce jour se montre furieux face à ces injonctions de la direction. Ce nouvel ordre ne fait pas un carton!

Il élève la voix

- Mesdames à vos postes et faites du chiffre !!!!

Henri l'informaticien arrive dans le pôle des téléphonistes et annonce

- Les ordinateurs font grève, suite à une réunion dans le service informatique, nous avons décidé de plomber les programmes.

Guillaume, le chef rétorque

- Cela ne se passera pas comme cela.

Il sort du bureau comme une furie et quelques pellicules de miettes s'échappent dans l'air.

Liliane va à l'encontre d'Henri et lui dit

- Voilà, vous le faites monter à l'étage supérieur. Que se passe-t-il réellement ?

- Le comptable était venu nous trouver, dans le service, vendredi après-midi signalant qu'il encodait l'achat des cellules voltaïques. Et un délai assez court, les frais d'électricité seront moindres. Il n'est pas encore possible de chiffrer le gain potentiel, cela diminue les charges. Mais en plus, ils veulent au final augmenter leur gain en nous supprimant l'utilisation des appareils électriques au nom de l'écologie.

Ensuite, ces femmes face à ces machines mortes, restent médusées sur les pratiques de cette entreprise. Les mines se referment face à cet avalanche de positions fermes. Comme un mauvais amant, cette firme pompe toute l'essence, l'énergie de son personnel et au passage essaye de se rajouter une dîme sur le surplus d'électricité. Bien des pratiques humaines changent avec la combativité, la mondialisation. Décidément, beaucoup d'avantages se dispersent et s'éparpillent tel un dossier fermé d'un ruban violet.

 

 

Par Véronique Dubois - Publié dans : Les comptes de Josiane - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mercredi 13 février 2008

 



La nuit, des lueurs de néons colorés se parsemaient sur les vitres de ce bus. Tels des rayons de soleil fluorescents, ils se déposaient sur le macadam. Songeuse, inquiète, Josiane ne reconnaissait pas le chemin qui mène dans cette famille. Ce séjour, le premier voyage avec son père, ses yeux découvrent des aspects de la ville lumière mais une crainte subtile se nourrissait dans son estomac. Son papa, placide assis à côté d'elle, sur une banquette. Il pouvait percevoir son inquiétude, il connaissait la raison de ce malaise. Mais, il posait sur chaque regard, une volonté de tranquillité. Chaque geste, chaque parole augmentaient la gradation de l'apaisement mais la nouveauté et le regret prennaient le dessus dans les émotions de Josiane.

 

-Terminus, crie le chauffeur du car.

 

Normalement, comme prévu, une voiture nous attendait. La tante de Josiane, les reprenait à l'aide d'une voiture de type utilitaire citadine rouge. Avant de quitter le car, Josiane posait ses yeux sur un bout de tissu bleu intense avec un logo suranné sur le devant. Elle connaît ce logo. Il ornait tous les aéorports du monde. Elle a ramassé le sac, qui pèse son pesant d'or. Elle le présenta à son père. Cet homme barbu, l'a pris dans ses mains bien charnues, Josiane découvrait dans son regard, une once de respect.

 

- Terminus s'écria le chauffeur avec une impatience dans sa voix.

 

Il ponctuait son mouvement de tête envers notre direction, dans le fond du car, la banquette arrière.

 

- Vous ne comprenez pas, terminus.

 

Il a haussé le ton, il le remplissait d'autorité. Fusse ce la fatigue qui alimente la rigueur de ton. Le père de Josiane ne répondit pas, il eut argumenter un étonnement.

 

Monsieur, ma fille a trouvé ce sac sur la banquette de fond.

 

Il s'avanca dans l'allée pour montrer la découverte de sa fille Josiane. Des bruits de monnaie, des froissements de papier, des gestes coordonnés et rapides indiquaient un départ. est-ce la fin de son service ? Il faisait nuit noir.

 

- Monsieur est fatigué ? dit Josiane à l'adresse de son père.

 

Le chauffeur n'eut pas compris la remarque de cette petite fille. Le papa de Josiane se trouvait un peu penaud avec la valise dans une main et le sac bleu dans l'autre. Une décision rapide devait se prendre : fin de journée, d'autres émotions les attendaient. Le père de Josiane en veillant que sa fille soit dans son sillage, descendit du bus. Josiane surprise que son père resta avec ce sac indigo dans les mains. Les yeux noirs de Josiane indiqua une interrogation visuelle. Le père de Josiane perçu t il le message ? D'un geste précis, il indiqua le chemin à prendre.

 

- Suis moi dit la papa à Josiane.

 

Josiane ne put qu'obéir, par exercice et par curiosité, elle su démonté deux jours avant le voyage, la machine à laver. En panne, l'idée de surprendre et de résoudre le problème avant l'arrivée du technicien dépanneur, fut survenu à l'orée des idées de cette jeune fille. Fière de son exploit, et de ses initiatives, elle n'avait pas pu mesurer l'étendue de sa gaffe. L'attitude des adultes plus vindicative avait diminué toutes les ardeurs de découverte. Forte de ses expériences passées, elle n'harcèla pas son père sur le contenu du sac trouvé. Elle freina son désir de savoir, de comprendre et de connaître. Quelques minutes à attendre à l'arrêt du terminus, sa tante accompagnée de sa cousine, traversa quelques rues dans la banlieue de Paris. Josiane s'était endormie dans le véhicule. Son père l'avait déposé dans le nouveau lit.

 

Son premier séjour à Paris reste dans la mémoire de Josiane. A son retour de ce voyage, le sac découvert prônait sur son bureau. Bleu Roy, des anses blanches et une inscription "Sabena", "Belgian World Airlines". Josiane n'a jamais su le contenu de ce sac mais à chaque voyage, il l'accompagne.

 

© Véronique Dubois

Par Véronique Dubois - Publié dans : Les comptes de Josiane - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Samedi 9 février 2008

 



Plus que deux heures à attendre, un frisson parcourt son corps, il glace son sang. Josiane assise au fond du car, ses souvenirs s'éclaircissent. Elle se remémore quelques années auparavant, à la fleur de l'âge, celui de ses seize ans. Le parcours d'un bus, la ligne 14, prise à la même heure, le matin, au même endroit,entre sa maison et son collège. Trois garçons, deux jumeaux et un jeune homme plus massif habitaient sur les hauteurs de la ville. Ils s'asseyaient sur les banquettes vis à vis de couleur orange. Ils se connaissaient bien. Ils fréquentaient le même quartier. Ils entamaient avec Josiane tous les jours scolaires, une conversation de plus en plus coquine. Ces trois jeunes hommes, deux sosies sur quelques traits de visage, le troisième, un peu plus trapu et massif, ils s'entraînaient régulièrement au rugby. Le plus âge, un prénom à consonance espagnole, lui avait déclaré assez vite son attirance. Ils se sont connu dans ce bus, sur cette même ligne. Il a enfin osé entamer une conversation. Assez vite, les jumeaux participaient à l'échafaudage pour mieux lier connaissance. Ils étaient tous trois en connivence. Leurs yeux bruns roulaient à chaque phrase. Josiane flattée par leurs gentillesses, leurs attentions, savourait à l'avance le trajet. Ses premiers émois amoureux remontent à la surface de ses souvenirs. Josiane se souvient qu'un jour, pour lui faire plaisir à son soupirant. Elle a assisté à son entraînement, sur un terrain un peu boueux, non loin du halle omnisports, à l'orée du bois. Quelques jours de la semaine, la soeur de Josiane l'accompagnait dans leur trajet, elle prenait une correspondre à la gare dans le bas de la ville. Christel a vite compris le trio qui exerçait des pression coquines sur Josiane. Elle prenait plaisir à confondre sa grande soeur.

 

Soudain, le car s'arrête, le long de la bande d'arrêt d'urgence, le chauffeur remet la clé de contact pour faire réagir le moteur. L'autobus s'immobilise entre Paris et Liège, non loin de la frontière française. Après quelques vérifications d'usage, le chauffeur se faufile dans la forêt naissante, il a enjambé la rail quelques minutes auparavant, un bidon à la main, il s'engouffre dans les vastes prairies à la quête d'essence. Tous les occupants du car, interloqués par leurs mésaventures cherchent à savoir quelles sont les raisons de cet arrêt. La frénésie due aux passages de camions, voitures et autres faisait trembler tout le bus. Aucun panneau de signalisation n'est déployé pour signaler aux autres conducteurs, notre infortune. Plus d'essence dans le réservoir, décidément, la plus bête panne pense Josiane. Son compagnon assis à coté d'elle, pour détendre l'atmosphère lourde d'inquiétude, lance quelques boutades dont il a le secret. Voilà que le chauffeur se lance dans la forêt sauvage, il va se perdre. Nous n'aurons plus de chauffeur, nous aurons le plaisir de passer la nuit sur cette bretelle d'autoroute. Josiane pense que appeler la police serait utile. Une petite fille à peine âgée de douze ans, assise à côté de sa maman suggère que tout le monde descend pour pousser le bus. Un éclat de rire général se libère dans l'espace. Josiane imagine pendant trente secondes l'absurdité de la scène. Une trentaine d'adultes poussant un car sur ce macadam turbulent, secoués par les vibrations des autres véhicules. Le confort perturbé par un manque de liquide jaunâtre, Josiane trouve cela plus que dérisoire. Après quelques minutes, une odeur âcre envahi l'espace et quelques tournants de clés plus tard, le car repart. Le chauffeur prend la première sortie d'autoroute, trace des méandres dans une ville encore surprise de cette venue incongrue. Quelques gouttes suffisent et le voyage se conforme au trajet initial. Une pause d'une demi heure au milieu de l'autoroute, dans un coffret de béton déposés sur des bandes de bitume, tous les occupants de ce voyage se dégourdissent les jambes.

 

Tout compris, le retard s'étire presque sur deux heures. Comme un mascaret, une pensée remonte à la surface de son expérience, Josiane revoit ses scènes d'amitiés avec ce trio sympathique. Tous les tentatives pour rendre ces trajets scolaires plus conviviaux, plus dynamiques quelques années auparavant. Tous leurs fous rires et les répliques tantôt coquines, tantôt naïves, Josiane les a imprimés au fond de son coeur. Cette vague de souvenirs, rare et peut-être fascinante l'accompagne depuis 1994, l'Histoire se lie avec celle de Josiane. Un épisode tragique de la petite Belgique dans le grand territoire africain, plus précisément au Rwanda. L'amorce d'un génocide bien latent, viendra assombrir l'histoire toute entière de l'humanité. Le souvenir de ce trio à l'aube de sa vie d'adulte se ternit avec l'image de balles qui sifflent dans un milieu hostile, lointain et vraiment dangereux. Que de douleurs pour connaître tous les enjeux d'un combat perdu d'avance. L'annonce de la nouvelle dans le courant du mois d'avril 1994 a laissé dans l'affect de Josiane une trace indélébile. Jamais elle n'oubliera le visage de jeunesse des jumeaux. Ils ont été cruellement séparé. Josiane ne s'est pas marié avec son soupirant de jeunesse. Une pensée lancinante pour les jumeaux refait surface avec beaucoup de tendresse. Elle assiste impuissante de loin à tous les reportages qui viennent de quelques coins de la planète. La perte de trois chefs d'Etat sur quelques jours décime toute une région. Les photographies de ces dix militaires sur un fond de génocide et les impacts de balles sur un mur rose pâle et bleu tiédi à Kigali s'amplifie de jour en jour. Josiane, dans une phase d'empathie, peut appréhender la douleur des familles de ces militaires mais aussi toutes les personnes qui ont perdu un être cher dans cette barbarie.

 

Régulièrement, Josiane savoure de vivre dans l'hémisphère plus tranquille de la planète. Deux heures de retard sur son horaire, toutes les personnes assises dans ce car qui a pris son départ de la ville lumière, reviennent sains et saufs à destination voulue.



© Véronique Dubois

Par Véronique Dubois - Publié dans : Les comptes de Josiane - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Généreuse...tôt et liégeoise

Editions - Actualités

Bonjour,

Je vous informe de mes actualités

 

Après, une exposition sur les couleurs à Herstal

Concrètement, j’en prépare d’autres sur Liège.

Tout le mois d’août 2009, plusieurs acrostiches s’affichent

Uniques sur le Boulevard d’Avroy, 5 au centre ville.

A l’intitulé suivant : « Liège s’expose au Centre J »

Libre est son entrée, et ses heures d’ouverture.

Intenses entre 9 et midi et 14 et 17 heures

Tous les jours du lundi au vendredi

Et j’en prépare d’autres, les informations viendront

Sans faute en temps utiles.

 

1. Liège s’expose au Centre J.

Boulevard d’Avroy, 5

Du 4 au 31 août 2009.

De 9 h. à midi et de 14 à 17 h.

 

2. Parutions d'acrostiches - Véronique Dubois

 

1. Cahiers Poétiques n°17 pour le commander sur le site

http://www.ouaknine.fr/catalogue_cahiers.htm
2. Parutions d'acrostiches dans la revue Le Chat Bleu N° 3 - La jeunesse

et il existe une copie en pdf.

http://pagesperso-orange.fr/revuelechatbleu/Page3-0/index3.htm
3. Parution d'un poème dans l'anthologie Flammes Vives
Première anthologie poétique Flammes Vives 2009 - Tome 2 - Parution en juin 2009
Pour le commander sur le site www.flammesvives.com.

http://www.flammesvives.com/
4. Participation au concours sur Boris Vian

Escale du livre 2009

http://www.escaledulivre.com/2009/expos.php - page 3

5. Participation au concours Printemps des Poètes 2009 rire en poème

Impression d’un poème dans un cahier

 

Véronique Dubois

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