Rémunération de l'auteur

Mercredi 25 mars 2009

Je connais des bateaux - Mannick


Album: L'enfant soleil ?ou? ...c'est par amour



Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.


Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu'ils en ont désappris comment se regarder,
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment surs de ne pas se quitter.


Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.


Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini
De s'épouser encore chaque jour de leur vie,
Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.


Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.


Je connais des bateaux qui reviennent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le cœur à taille d'océan.


Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : Poésie 21
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Jeudi 5 mars 2009

Présentation d'un poème - Dimanche matin - Emile Verhaeren

Dimanche matin


Oh ! Les éveils des bourgades sous l'or des branches,
Où courent la lumière et l'ombre - et les roseaux
Et les aiguilles d'or des insectes des eaux
Et les barres des ponts de bois et leurs croix blanches.

Et le pré plein de fleurs et l'écurie en planches
Et le bousculement des baquets et des seaux
Autour de la mangeoire où grouillent les pourceaux,
Et la servante, avec du cru soleil aux manches.

Ces nets éveils dans les matins ! - Des mantelets,
Des bonnets blancs et des sarraus, par troupelets,
Gagnaient le bourg et son clocher couleur de craie.

Pommes et bigarreaux ! - Et, par-dessus la haie
Luisaient les beaux fruits mûrs, et, dans le verger clair,
Brusque, comme un sursaut, claquait du linge en l'air.

Emile Verhaeren
Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : Ô féminin
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Lundi 12 janvier 2009
Présentation d'un poème - Un poéte, c'est - Boris Vian
Un poète, c'est...


Un poète
C'est un être unique
A des tas d'exemplaires
Qui ne pense qu'en vers
Et n'écrit qu'en musique
sur des sujets divers
Des rouges et des verts
Mais toujours magnifiques

Boris Vian


Présentation d'un poème - Un poéte, c'est - Boris Vian
Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Vendredi 9 janvier 2009
Présentation d'un poème - DécembrE - WilliaM ChapmaN

Il neige incessamment, il neige jour et nuit.
Le mont est blanc, le val est blanc, la plaine est blanche.
Tout s’efface, tout sombre et tout s’évanouit
Sous les flots de l’immense et muette avalanche.

 

Il neige jour et nuit, il neige incessamment ;
Le lourd linceul mouvant s’épaissit d’heure en heure.
Parfois le vent glacé pousse le bramement
Du grand cerf aux abois qui s’affaisse et qui pleure.

Sur le suaire aux plis fugaces et luisants,
Qui dérobent le sein de la terre marâtre,
Dans leurs longs traîneaux bruts, les rudes paysans
Vont charroyant le bois qui doit flamber dans l’âtre.

À la ville, parmi les cris et les sanglots
Du nordet secouant des parcs les froids branchages,
Des rayons de l’aurore aux ombres du soir clos,
Tintent les grelots d’or des pompeux équipages.

Le grand flambeau du jour hâtivement s’éteint.
Qu’importe ! Sous nos toits abonde la lumière,
Et la Gaîté bruit et court, comme un lutin,
Du log house fumeux à la villa princière.

L’Espoir fallacieux sourit à des milliers ;
Et, bercés par des chants d’anges ou de sirènes,
En songe les enfants déjà dans leurs souliers
Voient le bon Santa Claus déposer leurs étrennes.

Et puis, pour saluer, narguant l’hiver cruel,
Dans l’an neuf qui s’avance, un bonheur qu’il espère,
Sous le rayonnement de l’arbre de Noël,
Près du feu pétillant, chacun lève son verre.

William Chapman


Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : Revue poésie et nouvelles
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Jeudi 8 janvier 2009
Présentation d'un poème - NovembrE - William Chapman
L’érable nu frissonne, et de jaunes débris
Chaque sentier se couvre et chaque seuil s’encombre.
La rafale à travers les branches a des cris
Plaintifs comme le glas qui sanglote dans l’ombre.

 

Les bruits assourdissants croissent sous les grands bois
Agités et tordus comme une sombre houle.
Les hommes de chantier sont partis pour cinq mois,
Et le grand pin rugueux sous la hache s’écroule.


Un souffle sépulcral passe sur les vallons,

Les coteaux, les étangs, les forêts et les chaumes ;
Et quelquefois, la nuit, tout à coup nous tremblons
En croyant voir au loin errer de blancs fantômes.

Sous le soleil mourant tout est froid, sombre, amer,
Tout fuit dans l’air qui pleure et sur l’onde qui fume ;
Et les derniers hauts-bords, voyant poindre l’hiver,
Quittent nos ports glacés et plongent dans la brume.


Nul chantre ailé ne reste au bocage engourdi ;

Et, le soir, sur le ciel, qu’un rayon vague éclaire,
On voit se profiler, tourné vers le Midi,
Des canards migrateurs le vol triangulaire.

Au foyer chacun est morne, chacun est seul.
L’aspect du ciel blafard vous attriste et vous navre.
Et la neige déjà déroule son linceul
Sur l’arbre renversé ― comme sur un cadavre.

C’est le mois des douleurs, des regrets, des adieux.
Les cœurs sentent le froid des marbres mortuaires ;
Et des foules en deuil, des larmes dans les yeux,
Vont s’incliner devant les croix des cimetières.

William Chapman

 

 

Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : Tel est le monde !
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Mercredi 7 janvier 2009
Présentation d'un poème - OctobrE - WilliaM ChapmaN

Le ciel est tout couvert de nuages marbrés.
L’écho vibre au lointain comme un bronze d’alarmes.
Chaque nuit le gel mord les rameaux diaprés,
Et les feuilles des bois tombent comme des larmes.

 

Il vente, il grêle, il pleut. Les lourds torrents gonflés
Dans les vallons déserts grondent comme les fauves.
Pour des bords plus cléments les maestros ailés
Désertent, inquiets, les bosquets demi-chauves.


Des rayons hésitants tombent comme à regret
Du sombre firmament sur la terre alarmée.
Adieu les fleurs ! adieu les chants sous la ramée !
Adieu les rendez-vous au bord de la forêt !

Mais, comme le flambeau divin de l’Espérance
Fait envoler la nuit de tout cœur douloureux,
Le radieux soleil percera de ses feux
La brume qui dérobe aux yeux l’azur immense.

Midi flamboie encore, et les pêcheurs, toujours
Patients, sur les eaux laissent flotter leurs lièges.
Les vieux trappeurs, campés au fond des grands bois sourds,
Le fusil sous le bras, vont visiter leurs pièges.

De l’aube jusqu’au soir, sur le sol morne et froid,
Qui berce au vent sapins, ormes, frênes, érables,
Retentissent des chocs sinistres, formidables,
Où se mêlent des cris de triomphe et d’effroi.

Ce sont les défricheurs qui causent ces vacarmes :
Avec le fer brutal ils renversent les fûts
D’arbres portant jusqu’à l’éther leurs fronts touffus.
Et les feuilles toujours tombent comme des larmes.


William Chapman

Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : La récréa - Bigornette
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Mardi 6 janvier 2009

Sur le chaume odorant des champs silencieux
L’âpre paysan lie encore les javelles.
Des torrents de rayons plus chauds tombent des cieux.
Le Fleuve est caressé par des brises nouvelles.

Le dais du firmament aussi paraît nouveau ;
Et l’on dirait, tant l’air est limpide et sonore,
Que sous le calme azur teint de reflets d’aurore
S’épanouit pour nous un second renouveau.


Les arbres cependant ont épuisé leur sève ;
Mais, comme le feu jette un éclair en mourant,
Sous la flamme du jour qui se couche ou se lève,
Plus d’éclat brille au front du grand chêne souffrant.

Et le soleil fécond, en rougissant les grappes,
Revêt de pourpre et d’or l’érable sans verdeur.
L’arbre national a toute la splendeur
Du manteau solennel des césars et des papes.

Souvent des coups de feu réveillent les échos :
Les nemrods matineux viennent d’ouvrir la chasse,
Et dans les fonds, les prés, sur les monts et les flots
Poursuivent le canard, l’outarde, la bécasse.

Écoutez maintenant chanter, au coin du bois,
Les trayeuses. Leur voix est si fraîche et si douce.
Tout est joie et lumière, et, vers le soir, parfois
L’oiseau gazouille encor près du vieux nid de mousse.


Pourtant hier l’averse a grossi les ruisseaux,
Dérobant tout le jour les plaines éthérées ;
Et, transis par l’air vif et moite des soirées,
Bientôt les citadins vont revenir des Eaux.

William Chapman


Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : gifs et fond de blogs
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Samedi 3 janvier 2009
Présentation d'un poème - AoûT - William Chapman

Le soleil est toujours brûlant ; et les blés d’or,
Autour des seuils, au bord des eaux, le long des sentes,
Au souffle assoupissant du fiévreux Thermidor
Balancent tristement leurs ondes languissantes.

Avec les blés les fruits, déjà mûrs, charment l’œil.
L’ombreux verger rougeoie, et le pré chaud rayonne.
Notre terre féconde étale avec orgueil
Tous les dons de Cérès, tous les dons de Pomone.

Le soleil est toujours brûlant ; mais les campeurs
S’ébattent dans les flots de l’aurore aux étoiles.
Et le Soir, dans les plis transparents de ses voiles,
Nous apporte parfois d’enivrantes fraîcheurs.

La rosée à foison choit des blanches nuées
Sur les gazons roussis ; et, belle d’abandon,
Mainte femme alanguie, accoudée au balcon,
Livre au vent de la nuit ses tresses dénouées.

Tous les amusements ont fuit de la cité.
De Vaudreuil à Gaspé le Plaisir nous allèche,
Nous prodigue les bains, les régates, la pêche,
Le gazouillis des eaux, l’air et la liberté.

Le soleil est toujours brûlant ; mais de nos rives
Et de nos monts altiers, en de bruyants essaims,
Les touristes cossus des grands États voisins
Animent les hôtels, les bosquets, les eaux vives.


Et, pendant qu’assoiffés de frais, de gais flâneurs
S’en vont, sous le feuillage ombreux, manger sur l’herbe,
Revenus de leurs champs glanés, des moissonneurs,
Joyeux, le rye en main, mouillent la grosse gerbe.

William Chapman

Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : La récréa - Bigornette
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Vendredi 2 janvier 2009


Le soleil brûle au fond de l’immense ciel bleu.
Pas un lambeau de vent ne traîne sur les ondes.
La canicule étreint dans un cercle de feu
Jusqu’aux sapins touffus des savanes profondes.

Les ruisseaux ont cessé leurs chants dans les vallons ;
Les coteaux sont jaunis, les sources desséchées ;
Le grillon, accablé, se tait sur les sillons ;
Le papillon se meurt sur les roses penchées.

Tout souffre et tout gémit dans ce nouvel enfer ;
Et, pâles et poudreux, en quête d’un asile,
Les citadins hier ont déserté la ville
Pour humer l’air léger des monts ou de la mer.

Mais l’effluve est aussi lourd dans le bas du fleuve,
Et le brun riverain, la faux sifflante aux poings
En ouvrant sa tranchée à travers les grands foins,
Péniblement halète, imprudemment s’abreuve.


Le soleil parfois semble une flaque de sang,
Et soudain un nuage à la frange écarlate
Monte de l’horizon. L’orage menaçant
Accourt. Déjà l’éclair brille, la foudre éclate.

Bientôt le ciel voilé laisse couler ses pleurs :
Sous cette aspersion sonore, fraîche et dense,
Les arbres, les épis, les ajoncs et les fleurs
Ont l’air de s’incliner devant la Providence.

Mais l’azur resourit au terroir tout trempé,
Et, le soir, sur le pas de nos portes ouvertes,
Nous nous grisons de l’âcre odeur des feuilles vertes,
De l’orge blondissante et du foin frais coupé.

William Chapman
Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : Le champ du monde
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Jeudi 1 janvier 2009
Présentation d'un poème - Juin - William Chapman

Très tard le soleil sombre à l’horizon fumant,
Qui garde dans la nuit ses luisantes traînées.
Le fécond Prairial sous un clair firmament
Prodigue la splendeur des plus longues journées.

Une flamme de vie emplit l’immensité.
Le bleu de l’eau miroite. Adieu la nostalgie !
L’Été s’épanouit dans toute sa beauté,
Dans toute sa verdeur et toute sa magie.

Des vagues de lumière inondent les halliers ;
Les oiseaux de leurs chants enivrent les bocages,
Et, gais et turbulents comme eux, les écoliers
― Les vacances ont lui ― s’évadent de leurs cages.

Sur les arbres, les fleurs, les ondes, les sillons,
Partout nous entendons vibrer l’âme des choses.
Nous voyons par milliers éclore papillons,
Anémones et lis, trèfles, muguets et roses.

Et l’écureuil criard et le bouvreuil siffleur
De nos vastes forêts font tressaillir les dômes.
Les pruniers, les sureaux, les pommiers, sont en fleur,
Et nul mois canadien ne verse autant d’arômes.

Des souffles caressants frangent nos grandes eaux.
Un invisible encens flotte sur chaque grève ;
Et, tels les pins, les foins, les mousses, les roseaux,
Nous entons en nous plus de chaleur, plus de sève.

Nous aimons mieux nos bois, nos champs ; nous aimons mieux
Nos pères, dont le culte à nos foyers persiste.
Et dans l’air embaumé vibre l’écho joyeux
Des chants et des vivats de la Saint-Jean-Baptiste.

William Chapman

Par Véronique Dubois - Publié dans : Présentation d'un poète - Communauté : gifs et fond de blogs
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Généreuse...tôt et liégeoise

Editions - Actualités

Bonjour,

Je vous informe de mes actualités

 

Après, une exposition sur les couleurs à Herstal

Concrètement, j’en prépare d’autres sur Liège.

Tout le mois d’août 2009, plusieurs acrostiches s’affichent

Uniques sur le Boulevard d’Avroy, 5 au centre ville.

A l’intitulé suivant : « Liège s’expose au Centre J »

Libre est son entrée, et ses heures d’ouverture.

Intenses entre 9 et midi et 14 et 17 heures

Tous les jours du lundi au vendredi

Et j’en prépare d’autres, les informations viendront

Sans faute en temps utiles.

 

1. Liège s’expose au Centre J.

Boulevard d’Avroy, 5

Du 4 au 31 août 2009.

De 9 h. à midi et de 14 à 17 h.

 

2. Parutions d'acrostiches - Véronique Dubois

 

1. Cahiers Poétiques n°17 pour le commander sur le site

http://www.ouaknine.fr/catalogue_cahiers.htm
2. Parutions d'acrostiches dans la revue Le Chat Bleu N° 3 - La jeunesse

et il existe une copie en pdf.

http://pagesperso-orange.fr/revuelechatbleu/Page3-0/index3.htm
3. Parution d'un poème dans l'anthologie Flammes Vives
Première anthologie poétique Flammes Vives 2009 - Tome 2 - Parution en juin 2009
Pour le commander sur le site www.flammesvives.com.

http://www.flammesvives.com/
4. Participation au concours sur Boris Vian

Escale du livre 2009

http://www.escaledulivre.com/2009/expos.php - page 3

5. Participation au concours Printemps des Poètes 2009 rire en poème

Impression d’un poème dans un cahier

 

Véronique Dubois

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