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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 04:47




Dimanche 2 avril 1950
Par une après midi





Hello Jacques,

J'en m'en vais conter les faits les plus drôles, les plus surprenants, les plus singuliers, les plus imprévus, les plus grands, les plus petits, les plus inouïs, les plus étourdissants, les plus communs. Enfin des moments, nous pourrons trouver exemples si nous voulons chercher. Ces instants, je ne saurais croire si ils ne m'étaient pas arrivés. Ces histoires feraient crier miséricorde à tout le monde. Ces choses, si ma grande mère les savaient, seraient bien étonnée et scandalisée. Elles se sont produites jeudi de cette semaine, rien que jeudi, pas mercredi, ni vendredi. Je ne puis résoudre à te les dire !

Je te donne à dix pour cent, donnes tu ta langue au chat. Il faut que je te le dise. Quelqu'un est venu me voir. Paulette dirait, c'est André, point du tout, ou bien Robert de Bruxelles ou Albert, encore moins, c'est Jacques. Allons, il est courageusement à l'armée, voyons. Tu ne trouveras point, je te le dis. C'est votre frère Henri, venu un jour après cinq heures avec l'excuse de me demander si ses livres me plaisaient. Il voulait aussi en reprendre un ou deux. Il m'a demandé si j'avais des nouvelles de toi, ce que tu me racontes. Et surtout quand tu rentres.

Les autres faits, de nature moins plaisants pour moi à cet instant. Frais, il est certain dans un mois au minimum, j'en plaisanterai. Je te rappelle l'existence de ce type abominable au cour. Celui dont je suis forcée de souffrir encore 6 mois, il est pris de jalousie chronique pour tout ce qui m'entoure. Il va jusqu'à me suivre, quand je rentre au cinéma ou au théâtre, accompagnée ou non.
Jeudi, ce fameux jeudi, pas vendredi, ni mercredi, imagine : il m'a soustrait mon portefeuille avec tous mes papiers et sept cents francs, argent de mon mois et de ma mère. Il croit m'empêcher de partir en vacances. Si j'ose le soupçonner ainsi. Après réflexions, il est resté seul avec ma mallette pendant quelques temps.

Jamais, je n'aurais cru à une telle perfidie. Un homme d'une telle culture, d'une intelligence brillante soit si dépourvu de délicatesse. Il s'est conduit comme un parfait crétin !!!

Voilà tous les beaux sujets pour discourir. Si tu souris en haussant les épaules, si tu te dis que tout cela n'a rien d'impossible, que je ne suis qu'au commencement d'un petit fait qui se moque de moi, que cela est bien fade à imaginer. Je dirai que tu as raison et je pense comme toi.

Autres faits divers. André est parti en Hollande avec Jean pour une semaine. Selon les bonnes habitudes familiales, André s'est décidé la veille au soir, de son départ. Au moins c'est gai, de l'imprévu s'invite à son voyage.

Paulette fait un stage de prof dans une école de la ville, je ne la comprends pas... Elle se met en rage parce qu'elle doit travailler... Elle a besoin d'oseilles et cela rentre ...

Joyeuses Pâques et à la prochaine

Chérie
Lili


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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 06:22


Poème libre - BruxelleS

B
ordée par une nuée de bâtiments,
Riche de communautés diverses,
Usages de plusieurs langues, langages,
X, une croix au centre, une croix centralisée,
Et cette ville vit un statut international.
Las d'entendre des discours creux,
Las de ne pas comprendre les enjeux,
Encore, encore des commentaires,
Savoir, nous voulons savoir l'essentiel.

© Véronique Dubois

Poème libre - BruxelleS



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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 06:58



Liège, le 1er avril 1947

Saint Hugues

Ma grande chérie,


Que c'était beau hier. Comme je t'aime. Je me vois encore te tenant dans mes bras. Je t'aime Lisette. Je t'aime. Hier soir, Othello, j'ai rencontré des amis et j'aurais voulu être seul, seul, seul et penser à toi.

La représentation ne m'a pas déplu. Tu me l'a demandé hier, je vais te parler un peu des caractères.

Othello, l'homme, il contient encore tout la naïveté, la force, un terrible chef sauvage. Il ne pense pas au mal et devient fou en détectant un fait monstrueux, inimaginable pour lui. Profiter de ses faiblesses, de sa jalousie , cet homme devient encore plus jaloux. Poussé par son complexe d'infériorité qui le harcèle : il est noir. Cette jalousie monte en lui comme une maladie mortelle.

Chérie, je te rassure tout de suite, ce n'est pas comme pour nous deux.
Chérie, nous sommes tous les deux, jaloux par habitude, par caractère, ce n'est pas très beau mais le vivre me paraît moins dangereux.

Quand à Lago, le vrai personnage de la pièce, un caractère. Othello a voulu lui prendre sa femme comme un accroc dans un bas de soie,  comme une failure dans une carrosserie, une coupure dans une courroie. Aux petites causes, grand effets, Lago, pur idéaliste, atteint dans son honneur, dans sa fierté. Un homme qui n'attaque pas son voisin mais rend le mal cent contre un, dés que l'offense surgit. Sans scrupule mauvais néanmoins il m'est sympathique par la finesse de son intrigue.

Ce matin, je me suis faufilé dans son bureau et j'ai fouillé dans les affaires de papa. La lecture des prospectus des usines françaises avec de belles photographies, les délais de livraison sont énormes. Je suis installé près du radiateur à gaz, musique : Chopin, épatant. J'aime Chopin, cette musique me prend le coeur. Comme toi ma chérie, exactement.

Cette après midi, je vais au garage, puis chez un ami, ensuite en ville chez le mitrailleur - le photographe puis acheter du papier pour t'écrire, un papier rien que pour toi, ma chérie.
Je voudrais bien du papier avec entête mais c'est un peu compromettant !!
Je me réjouis d'avoir un stylographe convenable pour t'écrire une belle prose.
Je me demande si j'ai bien refermé la porte de la villa, hier. Il faudra bien y retourner. Cela me rappelle des belles heures, Chérie.

Desdémone, petit objet charmant victime de la folie des hommes, son père égoïste
ou orgueilleux, veut garder fille ou ne pas la mésallier à un "nègre". Cassio, la femme de Lago et l'amoureux délaissé, des moyens pour mener l'histoire ou l'intrique à bon port. Le Buffon est assurément inutile.

Et voilà je t'ai décrit ce que j'ai pu. La pièce est belle, bien faite. Elle suit de près le théâtre Français sans atteindre sa perfection. Certains personnages nous paraissent un peu grotesques. Notamment quand Othello se méprend de femme lorsque lui parle de Cassio. A cet instant, il croit qu'on lui parle de Desdémone. Ce subterfuge nous fait penser à Molière, un peu de discordance se mêle à tout cela.

Voilà, tout ce que j'ai retenu si ce n'est pas mieux. Dis-toi que c'est parce que je rêvais de toi. Je t'aime plus que jamais ma chérie.
Je t'aime et tu es si jolie, tes cheveux défaits et tout toi près de moi, j'en rêverai longtemps.
Chérie, tu t'es donné entièrement, je t'en remercie, à un moment, il m'est venu l'idée de faire plus, mais je déteste exploiter la situation, je t'aime ainsi quand tu mets ta confiance en moi, alors tu es naturelle, tu vis, tes yeux me regardent enfin, je t'aime. Comment veux-tu que je regarde une autre, tu hantes mon esprit.
Ton corps est merveilleux, je ne le savais pas, tout est merveilleux en toi. Dommage que ces beaux moments passés, tu redeviens brusque, méchante, blessante. Est-ce par pudeur, une réaction de nervosité ? Je ne le sais pas mais je te souffrirai comme cela. A moins que tu ne veuilles changer ? Tu me rendrais encore plus heureux.

... A suivre



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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 06:57


D
émarrage contraire aux alentours,

Et une longue serie commence.
Nature ,à exploser sur ces détours,
Implose à notre propre incompétence.


© Véronique Dubois




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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 09:03

Foisonnement d'idées
Idéalisation du présent
Longueur un peu en avance.

Radicaux d'instants présents
Originaire d'un pays de laine
Usages d'un certain langage
Garant de valeurs certaines
Économe de paroles vaines.

Décision d'écrire sous peine de flétrir
Éclosion idéologiques et phraséologique.

Maisonnées de rimes aux ondes lyriques,
Ordonnent encore un peu de ton son unique,
Nées, au pays  des syllabes et de la rythmique.

Autres temps, autres coeurs
Médecine naturelle du bonheur
Encore et encore, je vous envoie mes lueurs.

©
Véronique Dubois




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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 08:54
Balades islandaises au bord de ses rivages,
Joies transportables dans ses ballets d'images,
Ordres de ne point quitter ses clivages,
Rasades de beautés au goût sauvage,
Kyrielles de sons bouclent ces sevrages.



© Véronique Dubois


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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 06:39
Ardent désir de parcourir un corps au miel.
Maitriser et retenir les pulsions de feu.
Ordonner ses instants puissants suaves.
Usager de pratiques sensuelles et érotiques.
Restituer à chacun ce bonheur de partager.

Véronique Dubois

Amour - Poème libre - Acrostiche - Véronique Dubois

Suite à la visite du ce blog, mon inspiration galope...
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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 08:03

Alliez technique et plaisir de lire.

Accordez le marketing et le plaisir des yeux.

Approchez leurs univers et prenez du plaisir

Amorcez leurs conceptions et plaisir de découvertes.

Attirez tous ces auteurs et cristallisez les avec plaisir.

Amplifiez leurs adresses et le plaisir de leur rendre visite.

Allouez vous un espace de découvertes et prenez y plaisir
.


© Véronique Dubois




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Véronique Dubois - dans Acrostiches
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 06:45
Poème libre - Présentation d'un artiste - Arno ScaetzleAuréoles de traits
Rayons de crayons
Nitrate d'images
Outils de dessin


Soulignez-nous des attraits.
Calfeutrez-nous avec notre imaginaire.
Attachez-nous au firmament.
Ecartez-nous des conventions.
Tracez-nous des horizons.
Zébrez-nous de libertés.
Louvoyez-nous vers des horizons.
Et parlez-nous avec vos images.


©
Véronique Dubois


Sites
http://arnoschaetzle.blogspot.com
http://arnoschaetzle2.blogspot.com

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 06:08

Q
u'est ce que c'est ?
Unités et communautés ?
Economie redoutable à la table,
Rationalisation certaine de mandats !
Et les véritables résultats dans tout cela,
Longtemps, certains se reposent sur les lauriers
Longtemps, les faits et les réflexions se sécurisent.
Et, beaucoup plus de personnes stagnent sur la route
Soldats, les administrations font et défont leurs morales.

©
Véronique Dubois
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Généreuse...tôt Et Liégeoise

  • : Véronique Dubois - Mes inspirations, votre quotidien en poèmes - Poésie contemporaine
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Editions - Actualités

Bonjour,

Parutions d'acrostiches

 

 

1. Cahiers Poétiques n°17 pour le commander sur le site

http://www.ouaknine.fr/catalogue_cahiers.htm
2. Parutions d'acrostiches dans la revue Le Chat Bleu N° 3 - La jeunesse

et il existe une copie en pdf.

http://pagesperso-orange.fr/revuelechatbleu/Page3-0/index3.htm
3. Parution d'un poème dans l'anthologie Flammes Vives
Première anthologie poétique Flammes Vives 2009 - Volume 2 et 3 - 2009
Pour le commander sur le site www.flammesvives.com.

4. Participation au concours sur Boris Vian

Escale du livre 2009

http://www.escaledulivre.com/2009/expos.php - page 3

5. Participation au concours Printemps des Poètes 2009 rire en poème

Impression d’un poème dans un cahier

 

Véronique Dubois

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