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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 08:18
 







Jean Campion


C
urieuses, au gré de vos beaux chemins,

Amicalement sereins, les découvertes
Multicolores se dessinent au delà des refrains.
Permettez-moi de scruter vos passions
Idéalement posées au creux d'une vie.
Ondes d'émotions, elles se percutent
Néanmoins, aux creux et au gré de nos envies.


J
ade de poésie.

Emeraude en vers.
Agate de sens.
Nacre de rimes.



©
Véronique Dubois




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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 15:17
Poème libre - lectures du moment
Les corrections de Jonathan Franzen



Le style me donne des envies de corrections,
Élude la question, le temps d'une traduction.
Sereine, comprends la complexité d'une autre langue.

Courage, le chemin des sept pages, se tarit d'éloges
Orages et conflits dans toutes meutes persisteront.
Reste attentive de ne pas mener en dérision
Rixes et structures mentales en perdition.
Erosion de toutes les questions véritables,
Commérages et tentations se perdent en toutes impunités.
Territoire d'hommes et de femmes en paix
Imagine, chaque nombril s'amplifie par omission.
Outres les petits mensonges et grandes faiblesses
N'émeuvent pas les devoirs de sincérités et vérités.
Salades de mensonges et hypocrisies garnissent les tables en famille.

©
Véronique Dubois

Poème libre - lecture du moment



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Véronique Dubois - dans Livres
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 07:14


Les fleurs

Ô terre, vil monceau de boue
Où germent d’épineuses fleurs,
Rendons grâce à Dieu, qui secoue
Sur ton sein ses fraîches couleurs !

Sans ces urnes où goutte à goutte
Le ciel rend la force à nos pas,
Tout serait désert, et la route
Au ciel ne s’achèverait pas.

Nous dirions: — À quoi bon poursuivre
Ce sentier qui mène au cercueil ?
Puisqu’on se lasse en vain à vivre,
Mieux vaut s’arrêter sur le seuil. —

Mais pour nous cacher les distances,
Sur le chemin de nos douleurs
Tu sèmes le sol d’espérances,
Comme on borde un linceul de fleurs !

Et toi, mon cœur, cœur triste et tendre,
Où chantaient de si fraîches voix;
Toi qui n’es plus qu’un bloc de cendre
Couvert de charbons noirs et froids,

Ah ! laisse refleurir encore
Ces lueurs d’arrière-saison !
Le soir d’été qui s’évapore
Laisse une pourpre à l’horizon.

Oui, meurs en brûlant, ô mon âme,
Sur ton bûcher d’illusions,
Comme l’astre éteignant sa flamme
S’ensevelit dans ses rayons !

 

 

 


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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 05:47



Le lac




Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Présentation d'un poéte



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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 07:06

Exergues, j'inscris le mot sur l'espace rectangulaire de cette toile immense.Le plaisir de repérer  un mot , une richesse. L'exploitation de l'univers de la langue française demande du temps, de la patience et surtout de l'humilité face à sa richesse.
Exergues, le mot du jour, espace qui peut recevoir une inscription en numismatique (science des médailles et monnaies). Par extension le mot désigne l'inscription elle-même au delà de l'espace.
J'apprécie ce mot, il vagabonde dans mon esprit, rejoint d'autres images, d'autres réalités.
Je fouille encore un peu plus dans la toile,  je laisse mon imagination se cristalliser, s'agglomérer pour l'obtention de plusieurs idées, chemins pour accéder sur une et une seule suite logique. Cette concrétisation permet d'ouvrir d'autres univers. La lecture de plusieurs articles m'amène à d'autres découvertes, d'autres récits, d'autres nouvelles et certaines vérités. Je n'aurai pas assez de ma vie devant l'immensité du Savoir. Je me sens de plus en plus petite, plus humble face à tous les génies, les puits de sciences, ses hommes et femmes de lettres. Je vous livre quelques liens de mon étape du jour :

www.pauselecture.net

www.exegue.com



www.larenaissancedulivre




Poème libre : Exergue

Équilibre se savoure étouffé.
X  voudrait me conseiller, me guider.
Érudition certaine sous cape,
Rèche et indélicat tout autour,
Guide moi vers les retours
Usurpés dans les pas-dits.
Étiquette Bonheur se rétrécit.





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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 05:28



Meurtrir subtilement avec des pensées chocs.
Écouter les autres sur sa propre longueur d'onde.
Charmer son entourage avec des détails insidieux.
Héler les défauts des autres en subtilité.
Arrogance déguisée sous des manteaux de politesse.
Nécessité de se vêtir d'intentions humaines.
Contrairement aux apparences, l'égocentrisme
Édite ce chemin respectueux d'une seule loi :
Totaliser actions, paroles et actes vers soi,
Énoncez et évitez ce genre inhumain.

© Véronique Dubois






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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 16:52
Beau dans son uniforme,
Affolement sous son débit,
Riche en aventures imaginée,
O Baron, seriez-vous Tartarin ?
Non, vous illustrez bien un timbre erroné.

© Véronique Dubois


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Véronique Dubois - dans Timbres etc
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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 15:59

Chers Carmen et Robert,

Hier, nous avons été en Italie, c'était magnifique j'ai beaucoup pensé à vous et j'ai apporté de là, une poupée italienne qui s'appelle "Carmen".
Je vous souhaite une bonne Pâques.
Je vous embrasse bien fort.

Véra
Claudine







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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 10:39
Poème libre - Buvard, buvard


B
uvard, buvard, vous avez dit buvard !!!

Unilatéralement, il se dépose sur le papier.
Variable, il se reprend suspendu dans les airs.
Avide, il absorbe plus vite tous les élans.
Rigide et épais, il condense à l'arrière, les traces.
Décidément, il surprend par son degré de résilience.

©
Véronique Dubois

Poème libre - Buvard, buvard

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 08:16

Les oiseaux



Je rêvais dans un grand cimetière désert ;
De mon âme et des morts j'écoutais le concert,
Parmi les fleurs de l'herbe et les croix de la tombe.
Dieu veut que ce qui naît sorte de ce qui tombe.
Et l'ombre m'emplissait.

Autour de moi, nombreux,
Gais, sans avoir souci de mon front ténébreux,
Dans ce champ, lit fatal de la sieste dernière,
Des moineaux francs faisaient l'école buissonnière.
C'était l'éternité que taquine l'instant.
Ils allaient et venaient, chantant, volant, sautant,
Égratignant la mort de leurs griffes pointues,
Lissant leur bec au nez lugubre des statues,
Becquetant les tombeaux, ces grains mystérieux.
Je pris ces tapageurs ailés au sérieux ;
Je criai: -- Paix aux morts ! vous êtes des harpies.
-- Nous sommes des moineaux, me dirent ces impies.
-- Silence ! allez-vous en ! repris-je, peu clément.
Ils s'enfuirent ; j'étais le plus fort. Seulement,
Un d'eux resta derrière, et, pour toute musique,
Dressa la queue, et dit : -- Quel est ce vieux classique ?

Comme ils s'en allaient tous, furieux, maugréant,
Criant, et regardant de travers le géant,
Un houx noir qui songeait près d'une tombe, un sage,
M'arrêta brusquement par la manche au passage,
Et me dit : -- Ces oiseaux sont dans leur fonction.
Laisse-les. Nous avons besoin de ce rayon.
Dieu les envoie. Ils font vivre le cimetière.
Homme, ils sont la gaîté de la nature entière ;
Ils prennent son murmure au ruisseau, sa clarté
A l'astre, son sourire au matin enchanté ;
Partout où rit un sage, ils lui prennent sa joie,
Et nous l'apportent ; l'ombre en les voyant flamboie ;
Ils emplissent leurs becs des cris des écoliers ;
A travers l'homme et l'herbe, et l'onde, et les halliers,
Ils vont pillant la joie en l'univers immense.
Ils ont cette raison qui te semble démence.
Ils ont pitié de nous qui loin d'eux languissons ;
Et, lorsqu'ils sont bien pleins de jeux et de chansons ;
D'églogues, de baisers, de tous les commérages
Que les nids en avril font sous les verts ombrages,
Ils accourent, joyeux, charmants, légers, bruyants,
Nous jeter tout cela dans nos trous effrayants;
Et viennent, des palais, des bois, de la chaumière,
Vider dans notre nuit toute cette lumière!
Quand mai nous les ramène, ô songeur, nous disons :
-Les voilà!- tout s'émeut, pierres, tertres, gazons ;
Le moindre arbrisseau parle, et l'herbe est en extase ;
Le saule pleureur chante en achevant sa phrase ;
Ils confessent les ifs, devenus babillards ;
Ils jasent de la vie avec les corbillards ;
Des linceuls trop pompeux ils décrochent l'agrafe ;
Ils se moquent du marbre; ils savent l'orthographe ;
Et, moi qui suis ici le vieux chardon boudeur,
Devant qui le mensonge étale sa laideur,
Et ne se gène pas, me traitant comme un hôte,
Je trouve juste, ami, qu'en lisant à voix haute
L'épitaphe où le mort est toujours bon et beau,
Ils fassent éclater de rire le tombeau.

Victor Hugo


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Généreuse...tôt Et Liégeoise

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Parutions d'acrostiches

 

 

1. Cahiers Poétiques n°17 pour le commander sur le site

http://www.ouaknine.fr/catalogue_cahiers.htm
2. Parutions d'acrostiches dans la revue Le Chat Bleu N° 3 - La jeunesse

et il existe une copie en pdf.

http://pagesperso-orange.fr/revuelechatbleu/Page3-0/index3.htm
3. Parution d'un poème dans l'anthologie Flammes Vives
Première anthologie poétique Flammes Vives 2009 - Volume 2 et 3 - 2009
Pour le commander sur le site www.flammesvives.com.

4. Participation au concours sur Boris Vian

Escale du livre 2009

http://www.escaledulivre.com/2009/expos.php - page 3

5. Participation au concours Printemps des Poètes 2009 rire en poème

Impression d’un poème dans un cahier

 

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